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15. Question sur la Science.

16. La célébration du centenaire.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

             15. Question sur la Science

           

Dans l’histoire des sciences, il y eut beaucoup de cas de plagiats, d’emprunts non avoués, de détournements et appropriations de découvertes et de jalousies pures et simples, concernant même les plus grands noms de la Science.

 

Dans l’affaire de la relativité il ne s’agit plus d’un plagiat ordinaire, mais bien d’une machination organisée, impliquant des complicités étendues, résultant de la conjonction de jalousies suscitées par le triomphe de Poincaré, et une politique nationaliste de la Science, soutenue par Planck.

Einstein n’avait aucun mérite particulier pour se voir attribuer le prestige d’un “ nouveau Copernic ”, mais il faut le reconnaître à sa décharge, il n’était pas non plus l’instigateur de la machination.

Un groupe important de savants compétents avait donné, par son silence, son acquiescement à ce détournement frauduleux, aussi secret pour eux que celui de Polichinelle, en s’inclinant devant la force dominante d’une science officielle. On a vu dans quelles circonstances; étrangères à toute norme scientifique, le “ nouveau Copernic ” se vit attribuer, ensuite, le crédit supplémentaire de l’invention de la relativité “ générale ” en 1919.

 

L’effondrement allemand et européen qui suivit la seconde guerre mondiale laissa la place à la science américaine abritée sous le drapeau des Etats-Unis.

Aujourd’hui, quelques revues américaines, rédigées exclusivement en anglais, sont devenues le support obligé de tout article novateur, susceptible d’être pris au sérieux par la “ Communauté scientifique internationale ”.Mais ces articles ne peuvent être publiés qu’après avis favorable de Censeurs-Referees, anonymes, et tout puissants. L’orientation ainsi donnée à ces revues scientifiques exerce une influence décisive sur le financement des recherches, sur la façon de conduire les débats dans les congrès scientifiques, sur le choix des ouvrages à publier, des cours d’Université, des sujets de thèse, des professeurs, et sur les carrières universitaires. Ce système ouvre la porte aux influences occultes de groupes organisés.

 

Dans tout autre domaine de l’activité humaine, un tel système soulèverait de graves objections et de vives protestations. Mais la domination ainsi exercée impose un acquiescement tacite qui s’étend au monde entier. On se prend à regretter les rivalités entre nations qui étaient un facteur d’émulation et de progrès dans le domaine scientifique.

Nous avions cité un exemple de cet effet de domination, à propos de l’attribution de la découverte du virus H. I. V. du Sida, dans notre article de 1994, Poincaré et la Relativité. L’affaire n’avait été rendue publique que par un concours de circonstances exceptionnel et sa conclusion que nous citons à cause de son caractère général fut la suivante :

    “ Si le scepticisme fut aussi durable, c’est que l’école dominante (...) fit tout pour minimiser les travaux [du découvreur] (...). Cette attitude [de l’école dominante] devait peser lourd sur l’opinion de la Communauté internationale. ”

 

Un exemple majeur de cet effet de domination est celui du maintien, jusqu’aujourd’hui - et sans doute pour longtemps encore... de l’histoire, inlassablement répétée de la théorie de la relativité, désormais "dogmatisée", et dont nous avons démontré, sans le moindre doute possible, le caractère légendaire. Le maintien de cette légende implique le silence de nombreux scientifiques informés, comme c’était le cas en Allemagne, au début du siècle.

Ce précédent, portant sur un sujet si considérable, laisse présumer qu’il puisse exister d’autres cas de même nature, et aussi des cas où non seukement l’auteur d’une découverte, mais la découverte elle-même sont occultés et nous fait désormais éprouver sur la Science, telle qu’elle est devenue, une suspicion légitime, et oublier l’image radieuse que Poincaré avait cru encore pouvoir nous en donner dans ses ouvrages comme La Valeur de la Science, au début du : XXème siècle.

 

On peut comprendre aujourd’hui, après une longue illusion, que l’homme de Science, dans la mesure où il fait partie aujourd’hui du monde du pouvoir, ne peut prétendre au statut moral que lui accordait généreusement d’Alembert lorsqu’il écrivit au moment du triomphe du siècle des lumières les lignes suivantes :

    “ Faites naître s’il est possible des géomètres parmi ces peuples. C’est une semence qui produira des philosophes avec le temps et presque sans qu’on s’en aperçoive. Bientôt l’étude de la géométrie conduira à celle de la mécanique, celle-ci mènera comme d’elle même et sans obstacles, à l’étude de la saine physique et enfin la saine physique à la vraie philosophie, qui, par la lumière générale et prompte qu’elle répandra sera bientôt plus puissante que tous les efforts de la superstition, car ses effets quelque grands qu’ils soient deviennent inutiles dès qu’une fois la nation est éclairée. ”

 

Hélas, même sous l’effet de la saine physique, la lumière n’est devenue ni générale, ni prompte.

 

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             16. La célébration du centenaire de la relativité,

             septembre 2004

 

Il est aujourd’hui universellement reconnu que la physique du XXème siècle a été fondée sur deux piliers. Le premier est le quantum d’action proposé par Planck en 1900, qui a permis l’élaboration de la mécanique quantique. Le second est le principe de relativité énoncé par Poincaré en 1904.

 

Le moment est venu, en juin 2002 de préparer la célébration du centenaire de cet évènement historique. Le lieu le plus symbolique pour cette célébration, serait la ville de Saint-Louis du Missouri, où fut réuni en septembre 1904 le Congrès des Arts et de la Science sous l’égide des Présidents des Universités du Missouri, de Chicago et de Columbia, et du Massachusetts Institute of Technology. C’est grâce à cette circonstance que Poincaré fut incité à exprimer ses idées sur: L’Etat actuel et 1’Avenir de la Physique mathématique. Une célébration parallèle à l’Académie des Sciences, à l’Institut Henri Poincaré et à l’Ecole polytechnique à Paris accompagnerait celle de Saint-Louis.

 

Nous avions conclu notre article Poincaré et la Relativité publié en 1994 par l’exhortation suivante :

  • Agissons pour que le principe de relativité soit (...) désormais désigné sous le nom de :  “ principe de Poincaré ”.

Ce serait la juste résolution qui pourrait être adoptée par les participants à cette célébration.

 

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